Le contexte dans lequel évolue actuellement le continent africain est caractérisé par une « occidentalisation » générale et généralisée de la société. La nécessité d’échanges commerciaux internationaux amène à placer le concept de mondialisation comme central et incontournable pour toutes économies nationales : les entreprises perdent leurs frontières naturelles, la recherche de publicités plus attractives et davantage novatrices afin de conquérir de nouvelles part de marché, la mise en avant d’un modèle économique plus libéral etc…

Face à cette forte poussée de globalisation des mœurs, le cas de la Chine ou plus généralement, ceux des pays d’Asie qui parviennent à concilier traditionalisme et modernisme ne doit pas laisser insensible la jeunesse africaine. Néanmoins, la pseudo récurrence des guerres ethniques, le défaut d’unité sur des questions essentielles de développement, peuvent-elles justifier en Afrique cet abandon progressif de cultures dans l’utopie d’une culture unique, calquée sur le modèle occidental et qui semble avoir réussir ailleurs ? Cet espoir de développement basé sur l’uniformité de culture n’est-il pas au contraire à la fois assujettissement à l’occident et reniement de nos ancêtres ? N’y a-t-il pas lieu tout au contraire de trouver en nos différences culturelles une richesse à promouvoir et à penser pour un développement proprement Africain ?

L’université est traditionnellement acceptée comme la réserve de savoir d’une société. Il faut aller envisager mettre en avant les cultures africaines à l’Université, dans un environnement où l’on cherche à se découvrir ; d’ailleurs, Le Talmud donne une orientation profonde : « si tu veux savoir où tu vas, saches d’où tu viens ».

Les étudiants de Saint Jérôme de Douala ont initiés depuis Février 2014 le concept AFRIKAN FELLOWSHIP qui consacre la semaine de la Jeunesse à la promotion des traditions africaines. Sur un plan plus général, il consiste à sensibiliser et encourager la famille universitaire à considérer nos différences culturelles comme une richesse, c’est-à-dire valoriser sa culture en acceptant celles des autres ; en somme, se reconnaître dans chaque traditions comme un africain. La première édition a été un succès. Il est donc question cette année, de relever le défi de l’an dernier par une mobilisation plus forte.

« AFRIKAN FELLOWSHIP ACT’2 » est la foire culturelle et traditionnelle que l’Association des Etudiants de Saint Jérôme de Douala lance, à l’occasion de la fête de la jeunesse, au sein de son campus au bénéfice de la grande famille estudiantine, et au-delà, de l’ensemble de sa communauté universitaire.

Elle a pour objectif de promouvoir, c’est-à-dire, mettre en avant la culture africaine en générale, et la culture camerounaise en particulier. Ce faisant, le concept convie les différents acteurs à observer une attitude africaine : « l’AFRIDUTE » nous sommes noirs, mais le noir n’est pas qu’une couleur ; c’est un état d’esprit. Nous sommes noirs et fier de l’être. Au moyen de la grande conférence de réflexion sur l’AFRITUDE, jusqu’au gala de clôture, en passant par la grande foire d’exposition culturelle des grandes aires ethniques de notre pays, le concept devrait inciter à consommer fièrement africain (se vêtir, se nourrir, se souvenir….).

Au cours de ces activités, les étudiants de Saint Jérôme exposeront dans des stands matérialisant les différentes aires géographiques et culturelles du Cameroun (Sawas-Mpooh, Grassfields, Soudano-Saheliens et Fangs-Bétis), les savoir, savoir-faire et savoir-être auprès du GRAND PUBLIC ET DES MEDIAS. La tradition veut que chaque année une région accueille l’évènement : l’an dernier, c’était les Sawas – Mpooh, cette année, ce sont les Soudano-Sahéliens.

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